Mots d'images

Il y a 12 billets répondant au
mot clé «documentaire»

Petite récréation iodée pour revenir sur le travail admirable du photographe Laurent Thion. Les panoramas sphériques qu’il réalise font toujours montre d’une technique très maitrisée. Les points de vue sont toujours pertinents, les interfaces de présentation sont des modèles du genre, permettant au spectateur de bien se situer pour transformer la visite en évènement. Dans sa dernière création, consacrée à l’île de Groix, on croit entendre les cris des goélands et sentir le vent gonfler sa chemise. La perspective d’un plateau d’huîtres n’est pas très éloignée... Sur son site ecliptique.com vous retrouverez bon nombre de ses panos ainsi que quelques vues en HD, dont celle étonnante du Leica de Jean Loup Sieff, dont je reprends un détail ci-dessus. J’avais déjà parlé de Laurent Thion dans cet article. (via Urbanbike, merci ;-)

Béat Brüsch, le 28 mai 2009 à 15.18 h
Rubrique: Regarder en ligne
Commentaires: 0

Gilles Porte est tantôt directeur de la photographie, tantôt réalisateur et/ou scénariste pour de nombreux films courts ou longs. Avec Yolande Moreau il partage le César du Meilleur premier film en 2005 pour Quand la mère monte. Il photographie aussi des images qui ne bougent pas : « J’ai une fille de cinq ans et demi : Syrine. Dès sa première année scolaire, Syrine devait, avec les autres enfants de sa classe, constituer un cahier de « bonhommes ». Chaque mois, il fallait dessiner un personnage sur son cahier, sans aucune consigne particulière. Cela fait maintenant trois ans, que des « bonhommes » surgissent régulièrement sur les pages et se métamorphosent au cours du temps.... » La suite ici, sur les carnets que Gilles Porte a remplis de tous les « bonhommes » rencontrés autour du monde.

Béat Brüsch, le 6 avril 2009 à 16.06 h
Rubrique: Regarder en ligne
Commentaires: 0

Personne n’ignore l’existence - et ne saurait se passer - des satellites géostationnaires. Ils servent à relayer des télécommunications, à diffuser des programmes de télé ou à observer la terre pour les météorologues et les militaires (si, si !). Ces satellites sont placés très judicieusement sur une orbite... géostationnaire. La vitesse de rotation des satellites étant fonction directe de leur distance à la terre, cette orbite, située à 35’786 km d’altitude, a la particularité de procurer aux satellites qui s’y trouvent, une vitesse d’une rotation par 24 heures. Cela les rend immobiles à nos yeux et permet donc de les pointer facilement (antennes paraboliques).

EPOD publie aujourd’hui une photo d’une portion de cette orbite. Quand on photographie le ciel, dans une longue pose à l’aide d’un trépied fixe, on ne peut capter que des trajectoires de corps célestes. [1] Ces trainées courbes sont dues au mouvement de rotation de la Terre et leur longueur dépend du temps de pose (exemple ici). Vers les pôles, elles sont concentriques puis s’aplatissent de plus en plus quand on s’approche de l’équateur. En photographiant cette région du ciel, William Livingston, du National Solar Observatory, n’a rien fait d’autre que d’appliquer ce principe élémentaire, connu de tous les débutants en photographie stellaire ! Mais sa photo, en plus des trajectoires des étoiles, nous révèle une multitude de petits points blancs qui sont autant de petits objets immobiles.

Cela pourra paraitre banal à certains. Pourtant, on peut considérer que cette photo a le mérite de nous fournir pour la première fois (à ma connaissance) une image acceptable et réaliste d’un concept qui jusqu’ici n’en disposait pas. Nous grand public, nous pouvons enfin voir de nos yeux, ce qui jusqu’ici n’était qu’une théorie que nous étions bien forcés d’accepter puisqu’elle fonctionne à la satisfaction générale. Les légendes ajoutées sur l’image ne sont pas sa moindre force. En nous faisant pénétrer dans la nomenclature de ces objets célestes, elles cautionnent une vérité physique : ces petits points blancs ne sont pas des artefacts d’origine quelconque, mais bien... « des objets inanimés qui ont une âme » ;-)

Sur le site EPOD, en cliquant une première fois sur l’image on peut l’agrandir. Un nouveau clic sur l’image agrandie vous la révèlera dans une résolution bien plus intéressante. Et vous vous demanderez comme moi, ce que représente cet objet marqué d’un point d’interrogation...

Notes:

[1] Pour « figer » les astres photographiés, il faut être équipé d’un trépied muni d’une monture équatoriale, système qui compense le mouvement terrestre.

Béat Brüsch, le 26 janvier 2009 à 17.21 h
Rubrique: Regarder en ligne
Mots-clés: dispositif , documentaire , science
Commentaires: 0

Marre de voir la photo du Conseil fédéral trôner en tête du blog ! Pour changer, voici un beau coucher de soleil. Oui bon, il a des couleurs spéciales et alors ? Mais vous en avez déjà vu, vous, des couchers de soleil sur la planète Mars ?

JPG - 49 ko

Crédits : NASA/JPL/Texas A&M/Cornell

Cette photo datant de 2005 a paru récemment sur Astronomy Picture of the Day dont je vous ai déjà souvent parlé. Elle a été réalisée depuis la surface de Mars par le robot Spirit. Les couleurs ont été obtenues en installant sur la caméra un jeu de filtres réputé produire des images aux couleurs proches de celles ressenties par l’oeil humain, quoique légèrement exagérées. Le halo bleu (qui devrait être rouge) est dû à une caractéristique de la caméra pour le travail dans l’infrarouge.
L’atmosphère martienne, très ténue et saturée de poussières, produit ce halo diffus. A cause de son éloignement, le soleil apparait au 2/3 du format qu’il a chez nous. Mais c’est beau quand même, non ?

Béat Brüsch, le 12 janvier 2009 à 01.22 h
Rubrique: Regarder en ligne
Mots-clés: dispositif , documentaire , science
Commentaires: 0

La sonde Phoenix Mars Lander s’est posée avec succès sur la planète Mars dimanche passé, 25 mai. Sa mission est de sonder le sol gelé d’une région polaire de la planète pour tenter d’y détecter les restes de bactéries ayant cohabité avec des petits hommes verts. Non ? C’est pas ça ? Trouvez ici et ici des renseignements plus sérieux... Ce « marsissage » [1] réussi a été largement salué. Il nous a valu cette étonnante image qui est une première en son genre. Nous y voyons la sonde, en train de commencer sa descente sur Mars, suspendue à son parachute et photographiée par un autre instrument déjà sur place. Il s’agit de la caméra HiRISE, embarquée sur le satellite Mars Reconnaissance Orbiter qui, passant par là, a été réorienté momentanément pour pouvoir photographier la descente de Phoenix. En arrière-plan, on voit la surface du sol de la région du pôle.
Pour le grand public, cette photo est évidemment bien moins spectaculaire que les magnifiques vues d’artistes préparées pour l’occasion. Gageons que nous ne la verrons point dans les grands médias qui font l’opinion... [2] Et signalons du coup, que ce « marsissage » a été, une fois de plus, l’occasion pour les télés du monde entier de mélanger allègrement images de synthèse et documents photographiques sans que le téléspectateur béotien en soit averti.


Addenda du 30.05.08 : De nouvelles photos ont été divulguées. Voir ici...

Notes:

[1] Marsissage : à cet instant, déjà 6 occurrences sur Google, alors qu’amarsissage en propose 1300.

[2] Me voici pris en flagrant délit d’imputation.

Béat Brüsch, le 27 mai 2008 à 12.35 h
Rubrique: Les nouvelles images
Mots-clés: dispositif , documentaire , science
Commentaires: 0
0 | 5 | 10