Document brut, hier soir dans Metropolis, sur Arte. [1] Rebecca Manzoni nous annonce, en substance : « C’est un métier qui va bientôt passer dans la catégorie « disparu ». Avec le numérique, l’argentique, c’est bientôt terminé. Et Françoise Huguier le déplore. » On assiste alors à une séance de travail plutôt banale entre Françoise Huguier et son tireur Gérard Binisti, dont on ne retire pas grand-chose. Un peu plus rouge ici un peu moins foncé là, bref la popote ordinaire. On aurait voulu savoir, peut-être, pourquoi l’argentique serait plus approprié pour ces photos là... ? Ou bien pourquoi la dame elle ne fait pas des images comme tout le monde, en numérique et en les ajustant avec précision sur Photoshop... ? On ne le saura pas, mais le fantasme du « c’était-quand-même-mieux-avant » a été instillé au passage.
Pourtant, le dernier plan du reportage est révélateur (si j’ose dire) : on y voit la photographe argentique photographiant les trois tirages d’essai avec son iPhone. Quand on vous dit que le numérique est en marche !
Notes:
[1] Ça repasse en ce moment et c’est visible en ligne ici, dès la 34e minute (mais j’ignore pour combien de temps...)